Les Abbayes de L'Aude

1. Abbaye d'Alet Les Bains

Située dans la station thermale d'Alet dans la Vallée de l'Aude, les origines de cette abbaye sont inconnues. Construite au IXème siècle, elle est un magnifique témoignage de la riche histoire du village.Au XIIe siècle, elle attire de nombreux pélerins. Elle connut un regain inespéré après les temps difficiles de la Croisade contre le catharisme, en étant choisie comme siège d'un nouvel évêché. L'abbaye comprise dans les remparts de la ville fut détruite lors des guerres de religion et il n'en reste aujourd'hui que d'imposants vestiges : la cathédrale Notre Dame du XIIe siècle, la salle capitulaire, la porte d'entrée nord. Festival Fugue en Aude Romane chaque année en juillet.

d'après les informations sur le site http://www.audetourisme.com 

Lien du site tourisme Abbaye Alet les Bains

REPORTAGE PHOTOS Maryanick GAULTIER Facebook

2. Abbaye de Caunes-Minervois

L’abbaye fut fondée en 780 par le moine Anian. Le comte Milo de Narbonne lui fit don de la « villa Bufentis » et de son domaine ainsi que de la haute vallée de l’Argent-Double jusqu’à sa source. Anian y fonda un monastère dédié aux saints Pierre et Paul. Le monastère de Caunes demeurait un établissement modeste, puisqu’il ne devait aucun cens en argent à l’empereur en retour de sa protection, mais seulement des prières. Plus grave encore, il ne possédait pas de reliques, ces corps saints dont la présence était un gage d’expansion matérielle et religieuse. En 982, on mentionna pour la première fois la découverte de tombes par des paysans, hors de l’enceinte du vieux village, dans un champ proche de la rivière. Les moines informés déclarèrent qu’il s’agissait de martyrs de la période romaine. C’est le début du culte des reliques des quatre saints martyrs de Caunes : Amans, Luce, Audalde et Alexandre. Saint Genès, patron de la paroisse, les rejoindra après la Révolution.

DE L'ÉGLISE PRIMITIVE À L'ÉDIFICE ACTUEL


De période d’épanouissement en période de déclin, en passant par les tumultes de la croisade des albigeois, l’abbaye traverse les siècles. L’église primitive carolingienne sera ensuite recouverte par l’édifice actuel avec différentes étapes dans sa construction : romanes (XIe-XIIe siècles l’abside, les tours) et gothiques (XIIIe-XIVe : la nef et le porche). C’est l’abbé Jean d’Alibert (1598-1626), qui fut à l’origine de la renaissance de l’exploitation des marbres de Caunes au début du XVIIe siècle. Issu d’une riche famille de Caunes, il fit construire le logis abbatial et laissa également, au centre du village, un hôtel particulier à l’architecture remarquable. Avec le rattachement de l’abbaye à la congrégation de Saint-Maur en 1659, réapparaît le besoin de la stricte observance d’une règle monastique bien malmenée jusqu'alors. La restauration de l’abbaye est entreprise, de nouveaux bâtiments monastiques sont construits et le sol de l’abbaye va être rehaussé d’un demi-étage. La suppression des ordres religieux par la Révolution entraîna la dissolution du monastère de Caunes. Les habitants choisiront de garder l’église monastique tout juste rénovée comme lieu de culte et délaisseront la vieille église paroissiale saint Genès qui sera vendue comme carrière de pierres.

Site de Caunes Minervois

Crédit PHOTOS Balades Occitanes

3. Abbaye de Fonfroide

FONDATION DE L’ABBAYE DE FONTFROIDE


L’abbaye de Fontfroide voit le jour en 1093, sur les terres données à quelques moines bénédictins par le Vicomte de Narbonne. L’abbaye tire son nom de la source se trouvant à proximité, la Fons Frigidus, la Fontaine Froide. Outre l’eau, les religieux pouvaient trouver dans le massif le bois et la pierre pour la construction du monastère. Mais Fontfroide ne se développe réellement qu’après 1145 et son rattachement à l’Ordre de Cîteaux. Les moines cisterciens, sous la direction de St Bernard de Clairvaux, souhaitent revenir à la pureté de la règle de St Benoît, prônant pauvreté, austérité et sobriété architecturale.


La communauté de l’abbaye sera constituée de 80 moines et environ 250 frères convers. Grâce aux nombreuses donations et rachat de terres, l’abbaye deviendra une des plus riches en Chrétienté, possédant plus de 20 000 hectares de terre.

A la demande du roi d’Aragon, Fontfroide essaimera dans l’actuelle Catalogne en fondant le monastère de Poblet.

UNE ABBAYE EN PAYS CATHARE


Au XIIème siècle se développe dans le sud de la France une religion chrétienne différente du catholicisme : le catharisme. Cette nouvelle croyance se propage rapidement dans toute l’Occitanie, réclamant le retour au modèle d’Église primitive des premiers temps du Christianisme. Cette ‘hérésie des bons hommes’ est condamnée par le pape Innocent III et devient la cible des catholiques, en premier lieu des cisterciens. Les moines de Fontfroide ne parvenant pas à convaincre les Cathares d’abandonner leurs croyances par le seul usage de la prédication, la papauté décide en 1209 de déclencher contre les Cathares du Midi, la première croisade organisée en terre chrétienne contre les hérétiques et ceux qui les soutiennent. L’assassinat de Pierre de Castelnau, moine de Fontfroide devenu légat du Pape sera l’acte déclencheur de la Croisade contre les Albigeois.

BENOÎT XII, LE PAPE DE FONTFROIDE


En 1311, Jacques Fournier, succède à son oncle Arnaud Novel sur le siège abbatial de Fontfroide. Nommé évêque de Pamiers en 1317, il dirige lui-même le tribunal d’inquisition contre les derniers cathares. Transféré en 1326 à l’évêché de Mirepoix, il est promu cardinal en 1327. Il est élu pape en décembre 1334, succédant à Jean XXII sous le nom de Benoît XII. À peine élu, il révoque toutes les commendes et entreprend la réforme des ordres monastiques, à commencer, dès 1335, par sa propre famille cistercienne de l’Abbaye de Fontfroide . Il fait construire le Palais des Papes à Avignon où il meurt en 1342 et est enterré dans la cathédrale d’Avignon. Avec cette disparition, l’abbaye perd son dernier grand protecteur. Vient ensuite le temps des changements.

UNE VIE DE CHÂTEAU DANS UNE ABBAYE


À partir du XVème siècle, l’abbaye tombe en Commende : le Roi de France impose ses abbés, des nobles la plupart du temps, peu soucieux des considérations monastiques. De nouvelles constructions voient le jour donnant un air de château à Fontfroide : cour d’Honneur, frontons, jardins en terrasses… Les moines, peu nombreux, oublient à leur tour la rigueur de la règle et mangent viande et chocolat, certains jouent même au billard ! La Révolution Française met fin à toute vie monastique et à la mise en Commende, Fontfroide sera donnée aux Hospices de Narbonne en 1791.


LE PÈRE JEAN


Jean Léonard naît à Valbonne dans le diocèse de Nîmes en 1815. Ordonné prêtre à Nîmes le 12 décembre 1839, il est nommé professeur de mathématiques au petit séminaire de Beaucaire. En 1865, il entre à l’abbaye de Sénanque et devient maître des novices.

Sa culture littéraire et scientifique, sa piété profonde et rayonnante ainsi que son sens pastoral élevé, font de lui un homme complet très aimé de ses frères. Il sème entre eux un véritable esprit de famille cimenté par la prière.

Devenu prieur (1858) puis abbé de Fontfroide (1889), il fait rayonner l’abbaye comme foyer de charité, lieu de retraite et d’accueil. Ses paroles et ses écrits ont une vaste résonance et ont exercé une grande influence sur des personnalités importantes comme Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, Dom Chautard, ou encore Saint Antoine Marie Claret, qui mourut près de lui. A sa mort, en 1895, une foule innombrable participe à ses obsèques, venue de Narbonne et de toute la région. Son procès de béatification est en bonne voie en cour de Rome.


LA RENAISSANCE AVEC GUSTAVE FAYET


Les lois de séparation de l’Église et de l’État provoqueront le départ des derniers moines en 1901. En 1908, Gustave et Madeleine Fayet achètent l’abbaye aux enchères. Artiste et conservateur de Musée, Gustave Fayet est surtout connu pour son talent de collectionneur visionnaire et ses commandes d’œuvres symbolistes : Gauguin, Van Gogh, Cézanne, et surtout Odilon Redon, dont le Jour et la Nuit viennent décorer la bibliothèque de Fontfroide. Il entreprend également une vaste campagne de restauration et de redécoration de l’abbaye. Aujourd’hui, les descendants de Gustave Fayet entretiennent toujours avec la même passion l’Abbaye de Fontfroide.

Et l’histoire se poursuit encore…

Site de l'Abbaye

4. Abbaye de Lagrasse

Fondée sous Charlemagne en 779, l’abbaye Sainte-Marie d’Orbieu est l’un des plus beaux trésors de l’Aude. Imposante et majestueuse, elle témoigne d’un passé glorieux. Mise aux enchères à la révolution française, elle a été vendue en deux lots distincts. Cette division subsiste toujours. Une partie est occupée par une communauté religieuse. L’autre, essentiellement médiévale, est la propriété du Département.


L’ensemble du monument est ouvert au public et accueille toute l’année des manifestations culturelles, des concerts, des expositions. L’abbaye abrite également la Maison du Banquet et sa librairie. Un lieu de réflexion, d’échanges pour les écrivains et tous les amoureux des livres. 

Crédit photos : Jean-Paul CAPMAN et Maryanick GAULTIER, tous deux photographes et passionnés de notre région

Site de l'Abbaye

5. Abbaye de Saint-Hilaire

Crédit PHOTOS Fabien MAJUAN

À 15 minutes de la Cité Médiévale de Carcassonne, au cœur du Pays Cathare, dans un paysage de vignobles, l'Abbaye de Saint-Hilaire a traversé 10 siècles d'histoire…


Les origines de l'abbaye bénédictine sont incertaines. Elle fait place à l'ancien oratoire bâti par Hilaire, 1er évêque de Carcassonne au cours du VIème siècle. Selon un poème de Théodulphe, Nampius en aurait été le premier abbé (en 780-800)

L'ABBAYE AU FIL DU TEMPS


Au début du 9e siècle, une charte de Louis le Débonnaire confirme à l’Abbé de St Hilaire, Monellus, les donations de Charlemagne et autorise les moines à élire leur abbé, se conformant ainsi à la règle bénédictine.


En 970 a lieu la translation des reliques de Saint Hilaire, sous l’abbatiat de Benoît, en présence de Roger 1er, comte de Carcassonne, et de sa femme, de l’évêque Francon de Carcassonne et de l’abbé de St Michel de Cuxa.


Jusqu'au XIIIème siècle, l'abbaye bénéficie de la protection des Comtes de Carcassonne (voir le Combat du Lauquet et la Légende de Saint Hilaire), mais à partir de la croisade contre les cathares (1209), elle connaît de graves difficultés de par un long procès qui l'oppose à la communauté dominicaine de Prouilhe.


De plus, l'élection de l'abbé Arnaud en 1265 est contestée en raison des condamnations pour hérésie de membres de sa famille.


Au cours du XIVème siècle, malgré des périodes de difficultés financières, l'abbaye entreprend une militarisation du site avec la mise en place d'un fossé, d'une enceinte fortifiée et la rémunération d'une garnison d'hommes armés. Période de troubles liée à la Peste Noire, les conséquences de la guerre de Cent Ans et la présence des Routiers.


A cette même époque, le cloître actuel est bâti. L'effectif des moines passe de 29 à 20 religieux.


Au XVIème siècle, l’abbaye sera soumise à la Commende* et connaîtra bien des difficultés financières.

Au cours du XVIIIème siècle, on ne recense plus que six moines qui ne respectent qu'avec peu de rigueur la règle.

Aussi en 1748, Monseigneur de Bezons, évêque de Carcassonne, prononce la suppression des offices claustraux et places monacales de l'abbaye.


En 1758, les villageois abandonnent leur église paroissiale (devenue trop petite) au profit de l'église abbatiale. Le cloître devient par conséquent la place du village.


La fin de ce siècle est marquée par la vente des biens et possessions de l'abbaye.


Depuis 2001, la commune de St Hilaire a ouvert une structure d'accueil touristique qui permet de faire découvrir le site à des milliers de visiteurs.

De grandes phases de restauration voient le jour régulièrement.

Site de Saint Hilaire

6. Abbaye de Saint-Papoul

Crédit PHOTOS Fabienne CALVAYRAC Facebook


Située entre Toulouse et Carcassonne, ce joyau du Pays Cathare classé au titre des Monuments Historiques est mentionné dans les textes anciens pour la première fois en 817. Abritant jusqu'en 1317 une communauté de moines bénédictins, l'abbaye devient ensuite le siège de l'évêché de Saint-Papoul jusqu'à la Révolution française. Découvrez 1200 ans d'Histoire à travers le réfectoire des moines, le cloître, la salle capitulaire, l'ancienne cathédrale avec son choeur baroque, son chevet roman sculpté par le Maître de Cabestany et sa monumentale tour-porche. Un lieu où le temps s'arrête...

Saint Papoul


Le culte de saint Papoul, ermite de la forêt d’Antioche en Lauragais au Vème ou VIème siècle, a été associé depuis le XIème siècle au culte de saint Sernin, premier évêque de Toulouse (IIIème s.). Ces deux versions de sa vie se rejoignent sur l'histoire de son martyre. À 3 km du village, au lieu-dit de l'Ermitage, agenouillé, les mains jointes, attaché à un chêne, un coup de glaive aurait tranché le sommet de son crâne. À cet endroit jaillit depuis une source prétendue miraculeuse aux nombreuses vertus.


Les origines


Des ermites établis sur le site du martyre se seraient déplacés au VIIIème siècle pour fonder l’abbaye à l'emplacement qu'on lui connaît aujourd'hui. La première mention connue du monastère apparaît en 817 dans un acte de Louis le Pieux : elle n’est alors redevable au souverain que de prières en raison de ses faibles revenus.


Age d'or


Au XIème siècle, l’abbaye, régie par la Règle de saint Benoît, connaît une période prospère grâce au moine Bérenger. Modèle de vertus, des miracles se seraient accomplis de son vivant et sur sa tombe entraînant un pèlerinage.


En 1119, l’abbaye, affaiblie, est réunie à celle d’Alet. Au cours du XIIème siècle, elle semble s'être enrichie puisqu'elle acquiert la seigneurie de Villespy en 1209 et qu'elle fait décorer le chevet de l'église abbatiale par le Maître de Cabestany, célèbre atelier de sculpture romane


L’abbaye de Saint-Papoul joue un rôle modeste dans la Croisade contre les Albigeois. D’après les sources, au cours d’une nuit d’été 1241, seul un commando d’une cinquantaine de cathares venu délivrer deux Bons Hommes a créé des tensions entre les deux religions. Jourdain de Roquefort, grand seigneur cathare, serait même inhumé dans le cloître en 1233. La même année, l’abbé acquiert la seigneurie de Saint-Papoul des mains de cette puissante famille. En 1234, le monastère de Camprodon (Espagne) lui est confié par l’abbé de Moissac.


En 1317, le pape Jean XXII crée l'évêché de Saint-Papoul, issu du morcellement de celui de Toulouse. L'abbé devient évêque et les moines deviennent des chanoines. De 1317 à 1790, trente-quatre évêques vont se succéder sur le siège épiscopal (sept finirent Cardinaux).


Déclin


L’abbaye connaît des temps troubles lorsqu’elle est pillée par les "routiers" en 1361, puis en 1412 par les Bourguignons, et à nouveau en 1595 par les calvinistes. Au cours des XVIIème et XVIIIème siècle, d'importantes restaurations sont entreprises.


L'époque révolutionnaire met fin à l'évêché de Saint-Papoul, l'église cathédrale devient église paroissiale et son cloître est saccagé par la mise en vente des éléments en marbre.


l faut attendre son classement aux Monuments Historiques en 1840 pour que la Commune débute les restaurations.

Site ABBAYE de Saint Papoul

7. Abbaye de Saint-Polycarpe

Lien d'un BLOG sur l'ABBAYE

Ancienne abbaye bénédictine fondée à la fin du VIIIe siècle. Elle est successivement sous la dépendance des abbayes d'Alet, puis de Lagrasse. Elle retrouve son autonomie à la fin du XIIe siècle.


Les bâtiments monastiques appartiennent aux XVIIe et XVIIIe siècles. L'église abbatiale du XIe siècle est dédiée à la Vierge. L'église était couverte de fresques dont il reste des traces. A l'extérieur, le chevet de l'église s'orne d'arcatures lombardes. Le trésor est exposé en permanence, il s'agit des chefs reliquaires de Saint Benoît (XIVe siècle) et de Saint Polycarpe (XIVe siècle), et d'un reliquaire porté par deux anges (XIVe siècle).

8. Abbaye de Villelongue

Villelongue, lieu de prières et de recueillement, abandonnée des hommes, meurtrie par le temps retrouve petit à petit une âme.


En bord de rivière, isolée au bout d’une lande de la « Vallée longue », dissimulée par des arbres centenaires, apparaît l’Abbaye Cistercienne de Villelongue, ensemble du XIIème siècle du plus haut intérêt, tant historique qu’architectural.


La passion que nous éprouvons pour ces pierres inspirées et l’intérêt que lui manifestent les membres de l’Association des Amis de l’Abbaye de Villelongue permettent à cette vénérable fille de Citeaux de sortir peu à peu de l’oubli en s’ouvrant au tourisme : concerts, expositions, visites, chambres d’hôtes, réceptions.


Que le visiteur d’un moment ou l’hôte d’une nuit puissent emporter avec lui un peu de ce rêve cistercien. C’est notre souhait.


L’abbaye cistercienne de Villelongue est située à 20 Kms de la Cité de Carcassonne et à 10 Kms du Canal du Midi, deux sites majeurs du département de l’Aude, classés au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Elle est à 6 Kms de Montolieu « Village du Livre »

Crédit PHOTOS AU FIL DE MES BALADES Facebook

La Fondation


Venus du monastère de Bonnefont en Comminges, une douzaine de moines s’intallent en 1149 à Compagnes, au nord-ouest de Saissac. Cette petite communauté s’élargit et reçoit des biens au pied de la Montagne Noire, autour du hameau de Saint Jean de Villelongue. Les moines décident alors de se transférer à Villelongue dans la vallée de la Vernassonne où les conditions naturelles sont plus favorables. La construction en pierres de l’Abbaye Cistercienne Sainte Marie de Villelongue commence en 1170.


Puissance et déclin : 800 ans d'histoire mouvementée


Quatre abbés participèrent à la croisade des Albigeoismenée par Simon de Montfort. L’Abbaye de Villelongue se vit attribuer en récompense la moitié des dîmes de Saint Martin le Vieil, le château, puis tout le village. Le Roi Saint Louis intervint à plusieurs reprises en faveur de l’abbaye.


L’Abbaye de Villelongue devient alors une abbaye puissante et riche. Sa construction est terminée vers la fin du XIIème siècle.


L’enrichissement de l’abbaye et le désir de nouveaux décors amènent à une deuxième période de construction de l’abbaye aux XIIIème et XIVème siècles :

L’Abbatiale est rehaussée de croisées d’ogives, une magnifique rosace et de grandes fenêtres gothiques viennent éclairer le transept.


Dans le cloître et dans l’abbatiale, sont mis en place de nouveaux chapiteaux et culots ornés de sculptures typiques de ce que l’on appelle le « gothique méridional languedocien » des XIIIème et XIVèmesiècles, dérogeant ainsi à la règle d’austérité voulue par Saint Bernard.

L’abbaye de Villelongue est l’une des rares abbayes cisterciennes à posséder un décor aussi riche.


Mais les difficultés surgissent avec les ravages de la Peste Noire, les guerres de religions et, en dernier lieu, le système de la Commende. Un long déclin commence : domaine mal géré, finances en perte, spirituel négligé. Quand arrive la Révolution, il ne reste que trois moines dans une abbaye ruinée que les révolutionnaires ne saccageront pas, la négligence et le manque d’entretien ayant déjà fait leur œuvre.

L’abbaye et toutes ses terres sont dispersées et vendues comme Bien National en 1791.


Aujourd'hui


916 - classement de l’abbaye par les Monuments Historiques


1963 - le Docteur André ELOFFE, dont la famille vit toujours dans les lieux acquiert l’abbaye et entame les premiers travaux de sauvegarde.


1985 - la famille participe à la fondation de l’Association des Amis de l’Abbaye de Villelongue, dont les buts, sont de faire connaitre l’abbaye et de participer à sa restauration


« Longtemps résolument close, Villelongue s’est ainsi tournée vers l’extérieur et a entrepris la sauvegarde de ses richesses, tout en parvenant à garder son caractère intimiste. C’est l’un de ses principaux charmes. »

Site de l'ABBAYE

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